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 Trilogie meurtrière

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verox

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MessageSujet: Trilogie meurtrière   Lun 31 Oct - 0:28:30

Trilogie meurtrière




Lucie se mit à penser à sa vie. Tout d’abord, elle repensait aux jours qu’elle avait connus de meilleurs en compagnie de celui qui allait être plus tard son mari. Elle se souvenait exactement de la sensation qu’elle avait eue en apprenant qu’il allait venir chez ses parents demander sa main. Puis elle se souvenait de leur nuit de noce et de leur lune de miel.

A ce souvenir, un sourire se dessina sur son visage…

Puis elle repensa aux mauvaises épreuves qu’elle avait traversées plus tard ; son mari qu’elle croyait fidèle n’était en réalité qu’un mari volage. Il l’avait trompée avec sa meilleure amie.

Après cette découverte elle sombra dans la tristesse…

Mais elle ne désespérait pas, croyant qu’il se repentirait, après tant d’années passées ensemble. Elle ne s’imaginait pas qu’il allait l’abandonner pour une autre… !

Elle y croyait.... ! Non elle devait y croire....

Lucie espérait que son soleil d’autrefois se lèverait de nouveau et l’inonderait de lumière. Elle avait le pressentiment que son homme redeviendrait ce qu’il était. Mais avec le temps, le peu d’espoir qu’elle avait commencé à lui faire défaut.

Elle n’y croyait plus… ! Non elle ne devait plus y croire…

Alors, elle désespérait, car le corps n’oublie pas. Le cerveau n’en plus n’oublie pas. Blessée dans son amour propre, elle se sent salie par son homme… Elle sait que la vie ne se résume pas à vivre en couple…

Elle sait…

Oui elle le sait…Mais elle ne peut plus faire que cela et dans un tourbillon de colère, Lucie pense qu’elle doit mettre fin à cette monotonie qui ronge son cœur comme un cancer. Elle ne peut admettre que tout ce qu’ils avaient bâti durant tant d’années allait s’écrouler à cause d’une autre femme.

Non… Et non… Elle ne permettra pas à cette voleuse d’homme de s’acquérir ce qui lui appartenait.

Elle se sait belle, sans une ride au coin des yeux, pas un morceau de peau qui pend ni de cheveux blancs signe de vieillissement. Rien en elle n’a changé, elle a tout fait pour garder l’avantage dans cette course effrénée contre le temps…Contre les autres…

Elle a pensé qu’aucune autre femme ne pouvait rivaliser avec elle ou prétendre la remplacer. Et pourtant l’aura de Marie sa petite amie qui est une ode de jeunesse et de vitalité, avait joué soleil et éclipse sur ce qu’elle a de plus cher, ce qu’elle ne pourra jamais se départager, son amour, son mari Claude.

Alors, la haine commença à monter en elle, tout lui paressait sombre et triste, plus rien ne l’intéressait que d’assouvir son sanglant désir de vengeance. Elle voulait les voir souffrir, torturés jusqu'à la mort. La folie de la haine avait enlevé le sens de la raison qu’elle avait pour l’avenir qu’elle jugeait à présent futile. Alors, elle pensait qu’elle devait réagir se défendre, frapper vite et fort.



******


Claude se transporta par la pensée trente années plus tôt. Il se voyait sur les bancs du lycée, en jeune homme vigoureux qui n’avait d’autres ambitions que de réussir ses études, ce qui avait fait de lui le favori de Lucie.

Évidemment il la trouvait moins belle que les autres filles mais, à cette époque il pensait que la beauté physique n’était qu’une notion extrêmement subjective et que la beauté de l’âme dépassait de loin celle du corps… Lucie pensait-il possédait une beauté intérieure qui la différenciait des autres filles, donc il ne devait pas s’attarder sur ces considérations qu’il jugeait indignes d’une personne civilisée comme lui. Pour lui, Lucie incarnait tout ce qu’un homme désire trouver chez une femme.

Mais avec le temps il rectifia peu à peu son jugement. La vieillesse avait démoli le peu de sveltesse que Lucie possédait et du coup il voyait en elle une moche qui ne le méritait plus. Il en était conscient ou du moins c’est ce qu’il pensait. Ce raisonnement était dû à l’apparition de Marie, une jeune fille qui devint l’amie de Lucie.

Marie avait les qualités que sa femme ne pouvait plus avoir. Elle était très jeune et d’une beauté ineffable, son corps réunissait à lui seul toutes les qualités physiques de la féminité la plus raffinée. Elle jouissait d’un corps de gazelle, d’une finesse qui ne pouvait passer inaperçue. Souple, svelte, élancée, sexy, élégante, bien bâtie, artistiquement bien sculptée, tout en elle invitait à la complicité d’un amour charnel. Sa présence avait vite éclipsé l’image de Lucie à ses yeux et depuis il ne jurait que par elle.

Claude était conscient que sa liaison avec Marie entraînerait des conséquences fâcheuses. Cela pensait-il allait dégénérer avec sa vie future. Mais il ne pouvait s’en empêcher, c’était plus fort que lui, la beauté de Marie l’avait ensorcelé et l’envie d’elle l’avait englobé, alors il succomba à son charme et les belles années qu’il avait vécues avec Lucie lui paraissaient vaines.

L’hypothèse d’une séparation avec Lucie n’est pas la bonne solution pensait-il. Jamais Lucie n’accepterait un divorce… ! Et puis il y a sa fortune qu’il ne peut partager avec elle. Et sans argent il est quasiment impossible que Marie ne le quitte pas à son tour.

Claude avait beau ruminer ses idées dans tous les sens sans résultats. Mais à force de réfléchir il ne tarda pas à trouver une idée qu’il qualifia à première vue anormalement diabolique.

A vrais dire, l’idée ne venait pas directement de lui, mais de Marie qui le lui a fait connaître au cours de l’une de leurs innombrables discussions.

- Si Lucie venait à mourir par un quelconque moyen lui disait-elle, j’aurais accepté de me marier avec toi, mais tant qu’elle est vivante- que Dieu lui accorde longue vie- il m’est inadmissible de prendre sa place

Ce discours tant de fois recommencé et dont il n’avait jamais décelé le véritable sens, était comme une sorte de drogue que lui injectait Marie à petite dose.

Finalement à force d’y réfléchir il a fini par trouver l’idée intéressante. S’il arrivait à faire disparaître Lucie à l’insu de Marie, le champ lui resterait libre.

Et à lui la belle vie


******


Marie pensait que tous les hommes avaient un don indéniable pour justifier leurs actes quand ils voulaient tromper leur partenaire… il fallait tout de même le reconnaître… ! Claude en est un exemple vivant. D’ailleurs au cours de sa vie elle avait connu d’autres hommes qui n’étaient pas moins vicieux. Preuve à l’appui son ex-mari, à qui elle avait juré fidélité et respect, s’était révélé être tout ce qu’il y a de la pire espèce.
L’indignation qu’il lui avait fait subir avait joué sur son caractère docile. Et du coup tout son comportement avait radicalement changé du jour au lendemain.

Marie aimait la belle vie et ce, depuis sa plus tendre enfance, n’ayant jamais manquée de rien. Ses parents richissimes lui avaient toujours procuré ce dont elle avait besoin, comblée d’une beauté rare… ! Une chance dans la malchance : chance car sa beauté attirait les hommes comme un aimant : malchance, la richesse de ses parents attirait les malhonnêtes comme une plaie visqueuse attire les mouches.

A quinze ans elle avait certainement besoin d’un défoulement comme toutes les filles de son âge,
Alors, pour apporter un peu de piment dans sa vie trop terne et par ennui, elle avait fini par tomber dans l’interdit.
Ce petit air de liberté et d’innocence volée à l’insu de ses parents avait un côté jouissif certes…Mais à la longue elle tombât dans la routine et du coup elle devint un objet de convoitise que les hommes cherchaient pour leur satisfaction. Ainsi elle s’enfonçait de plus en plus au fond d’un gouffre de vice qui semblait lui tendre chaque jour un peu plus les bras.

Son sauveteur, celui qui la libérât de l’étau du vice, l’épousât mais, elle découvrit vite qu’il ne valait pas mieux que les autres.

Au fil des mois qui suivirent leur mariage, ses rêves, déjà écorchés, finirent par s’ouvrirent définitivement et elle devint une femme peu aimable et rancunière.

La trahison de son époux est alors monté en elle, comme une bulle d’air s’élève vers la surface de l’eau, elle se sent humiliée dans son amour propre et depuis, elle n’eut plus en tête que l’idée de se venger de l’agent masculin qui avait causé son malheur.

Ce n’était pas de sa faute, pensait-elle, nulle personne ne devait la blâmer, c’était le destin qui en avait décidé ainsi. Les hommes avaient fini par faire d’elle une femme vicieuse pour qui rien ne compte que l’intérêt et le profit :
la vengeance était sa carte maîtresse.
Une vengeance qu’elle eut la manie vicieuse d’exercer sur tous les hommes qu’elle croisât sur son chemin.

Quand elle a eu la chance de connaître le couple Lucie et Claude, elle avait pensé mettre fin à ce vice et couler une vie passible et calme en leur compagnie, toutes en partageant ce bonheur dans lequel ils vivaient. Marie était toute en joie elle adorait être serviable et ne manquait jamais d’être utile, seulement Claude était épris par sa beauté et ne ratait jamais l’occasion de le lui faire sentir.

Depuis la rencontre avec Lucie elle se laissait traîner par une pensée étrange, avec un regard morne sur la vie, plein de tristesse. La rencontre avec Lucie et le bonheur dans lequel elle vivait, avait remonté en elle une jalousie à toutes épreuves
C’est alors, qu’un appelle étrange s’élevât en elle, d’abord faible comme murmuré au creux de son oreille attentive, puis plus fort, il se mue en un ordre satanique criant vengeance.

_____________________________ à s u i v r e


_________________
L’idée de pouvoir connaître des personnes que je n’aurai jamais pu croisé me plait bien
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rosling

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Messages : 10
Date d'inscription : 15/08/2011
Age : 33

MessageSujet: Re: Trilogie meurtrière   Jeu 3 Nov - 16:00:19

ce texte m'a fait passer un bon moment de lecture. Tout au long de la lecture j'imaginais au gré de mes fantaisies les rôles de chacun de tes héros, je perçois également qu’un drame peut-être un triple drame est un en train de couver,
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